Envie de découvrir comment j’ai tout quitté pour vivre en Australie ?
Dans mon ebook, je vous raconte mon parcours depuis la France jusqu’à mon installation en Australie, en partageant les étapes, les défis et surtout les démarches concrètes pour réussir cette aventure. De Toulouse à Sydney en passant par Brisbane, suivez mon expérience et obtenez des conseils pratiques pour réaliser votre propre projet d’expatriation.
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EXTRAIT:
- À Lhers, j’ai adoré travailler sur des pièces unitaires en fraisage. Mon chef me fournissait simplement le programme sur une clé USB, et je le testais à vide dans la machine. Nous utilisions des blocs en aluminium pour réaliser les montages. Je travaillais avec un gros tourteau, de diamètre 60 ou 100, pour dresser la face du montage, puis je perçais et taraudais certains endroits pour installer des brides.
Nous fabriquions principalement des pièces d’outillage pour Lhieber, ainsi que de grandes tables en aluminium.
- À Axium Solutions à Toulouse, j’ai beaucoup apprécié mon travail car je m’occupais pratiquement de tout. Nous fabriquions souvent les mêmes pièces en aluminium pour Technal, mais ce que j’aimais particulièrement, c’était utiliser le pont levant et décharger les camions avec les chariots élévateurs Fenwick. Je réglais également les fraiseuses CN, et les tolérances étaient assez larges. Nous faisions aussi la maintenance nous-mêmes.
Le seul inconvénient, c’était le salaire, qui était plutôt bas.
- À Sopymep, j’ai adoré travailler sur une fraiseuse CN Haas. Nous fabriquions des pièces en titane pour Airbus. En plus de l’usinage, il fallait aussi ébavurer et ajuster les pièces pour qu’elles respectent les spécifications précises.
- À Maspro, en Nouvelle-Galles du Sud (NSW), Australie, je fabriquais principalement des pièces en acier, souvent de forme similaire à celle de cotons-tiges d’au moins un mètre de long, assez lourdes. J’ai appris à polir ces pièces et, surtout, à programmer la machine DMG MORI, ce que j’avais demandé à mes chefs.
Mes collègues étaient principalement Philippins, avec deux Russes, un Sud-Africain et un Canadien. J’avais beaucoup de mal à comprendre l’accent australien de mon patron, de son frère (mon manager) et de leur père. Dans le bush australien, ils ont en effet un accent très marqué.
Maspro fabrique principalement des pièces pour les foreuses des mines australiennes, ainsi que pour d’autres sites miniers dans le monde entier.
- À PE MECA, en Gironde, j’ai dû usiner en tournage conventionnel. Ce qui était intéressant, c’est qu’ils m’ont testé pour évaluer si je pouvais être autonome dans ce domaine. Malheureusement, cela n’a pas été concluant. Je pense que le niveau dans cet atelier était très élevé, mais l’équipe n’était composée que de deux personnes !
Malgré cela, j’ai réussi à réaliser une pièce en plastique pour Roxel.
- À Stryker, il y avait une très bonne ambiance. Le plus difficile, c’était les horaires en 3/8. Mon corps s’habituait aux horaires, mais qu’en milieu de semaine. Le pire, c’était les week-ends après une semaine de nuit, car il était impossible de se coucher tôt. Du coup, je me réveillais tard, ce qui me donnait le sentiment de gâcher mon week-end.
Je suis parti aussi parce que je me sentais inutile. À mon avis, ils étaient prêts à tout automatiser là-bas, ce qui me donnait l’impression de ne plus avoir d’impact réel sur le processus. Cependant, il fallait être très bon en contrôle qualité, et ça, j’ai réussi.
Stryker est un fabricant international de composants médicaux. Le site de Cestas, où je travaillais, produisait uniquement des pièces en titane pour les chirurgies du dos et des pieds.
- À Rescoll, j’apprécie particulièrement de travailler avec des femmes.
Je travaille seulement 7 heures par jour en 2/8, ce qui me permet d’aller surfer avant ou après le boulot !
Les grosses séries de fabrication (OF) peuvent devenir assez ennuyeuses, surtout lorsqu’il ne se passe rien de particulier. Je suis resté par curiosité pour voir comment les choses se passaient avec les nouveaux chefs, et aussi parce que je me suis pris d’affection pour mes collègues.
Rescoll se divise en trois secteurs : un laboratoire pour réaliser des essais, un atelier pour fabriquer des éprouvettes (pièces destinées aux essais en laboratoire), et un atelier dédié au médical. Leurs clients incluent Dassault, Roxel, SpineVision et Materialise.
(photo= Tournage conventionnel (l’ancienne méthode))

4.LISTE DES SALAIRES NET DE MA CARRIERE :
- DJ MECA (en alternance) : 670€
Puis en CDI (37H en 2/8) : 1300€
- SOURIAU (Randstad Inhouse) : 35H en 2/8 = 1600€
- STAE (agence d’intérim DLSI) : 38H en 2/8 = 1600€
- LHERS (agence d’intérim Welljob puis CDD) : 1400€
35H de journée, puis en 2/8
- AXIUM (agence d’intérim ALL&CO puis CDD) : 1400€
35H de journée, puis en 2/8
- MASPRO : 800 AUD/semaine (de 7h à 17h, voir plus)
= 1830€ de salaire mensuel
- STRYKER (agence d’intérim Manpower puis CDI) : 1900€
35H en 3/8
- RESCOLL : 1800€
35H en 2/7 (7 heures par jour, du lundi au vendredi)
5.MACHINES QUE J’AI UTILISE :
- Mori Seiki : Fraiseuse CN palettisée, 2 palettes, 4 axes (X, Y, Z, B)
- Mazatrol (Mazak) : Fraiseuse CN palettisée également
- Traub TX : Tour CN bibroche (gauche et droite, OP1/OP2)
- Matsuura : Fraiseuses CN 3, 4 et 5 axes, simples et palettisées, commandes Fanuc
- Doosan : Fraiseuse CN 3 axes, commandes Fanuc
- Mazak : Fraiseuse CN 3 axes (chez Axium, grande machine)
- Piochs : Fraiseuse CN 4 axes (serrage des barres par pression d’air, nécessite beaucoup de maintenance), commandes Fanuc
- Haas : Fraiseuse CN 3 axes, ma machine préférée
- DMG Mori : Tour CN, programmation en conversationnel (sur le pupitre, avec traçage des courbes de la pièce, perçages, alésages, filetages, gorges internes ou externes)
- Tour conventionnel
- Mazak Integrex : Version tour CN bibroche
- Citizen : Tour CN, outils montés en brosse (le Z se déplace avec la barre, et non l’outil, les outils ne se déplacent qu’en X, Y ou B (angle))

Implant médical en titane (fait sur Citizen)


Table en aluminium pour Liehberr (fait avec une Doosan 3 axes)


Pièces en titane pour Airbus (faites sur une Haas 3 axes)

6. LES ENTRETIENS D’EMBAUCHES
Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte pour définir les entretiens d’embauche, notamment les besoins de l’entreprise.
Pour un candidat qui a un long CV comme le mien, il devient parfois plus compliqué de trouver un travail en France, car les recruteurs recherchent des profils stables dans un contexte où le personnel est devenu plus volatil.
Les employeurs espèrent généralement trouver des candidats qui resteront longtemps dans l’entreprise. L’idéal serait d’embaucher un jeune en alternance ou une personne rapidement autonome, afin de limiter la durée de la formation au poste. Pourtant, j’ai remarqué que j’aime former les nouveaux venus, même si, paradoxalement, je suis moi-même un candidat plutôt mobile !
Pour ce qui est des entretiens, mon conseil principal est de rester détendu. Bien que cela puisse paraître impressionnant au premier abord, ce qui compte vraiment, c’est ce qui se passe après : le travail réel.
Je pense que l’honnêteté est essentielle, autant du côté du candidat que de l’employeur. En effet, certains recruteurs peuvent promettre des choses qui ne se concrétisent jamais, ce qui montre bien la complexité du monde du travail.
7. MES CONSEILS/ MA PERSONNALITE
Mes conseils :
Être toujours honnête. Comme dans la vie, c’est le meilleur moyen d’apprendre.
Je vous conseille aussi de ne pas avoir peur de faire des erreurs, car c’est en échouant qu’on progresse. De toute façon, il y a du travail partout.
Une autre recommandation : fuir les CDI, ou du moins les considérer comme des missions d’intérim. Pour moi, le CDI peut parfois être un risque, celui de s’enfermer dans un état d’esprit figé, comme celui de certains collègues. Si on reste trop longtemps au même endroit, il devient difficile de voir les choses sous un autre angle.
En 2025, je réalise que j’ai eu la chance de connaître une époque où l’intérim était courant, particulièrement à Paris et Toulouse.
Je pense aussi que lorsqu’une entreprise embauche très rapidement, ce n’est pas toujours bon signe. Cela peut signifier qu’elle manque de fonds ou qu’elle peine à trouver du personnel compétent.
Le travail a changé. Il ne porte plus la même valeur qu’autrefois. Je parle bien sûr de l’ensemble des métiers, pas seulement de l’usinage. Les attentes sont différentes et l’approche aussi.
Enfin, même si je ne suis pas le meilleur, je reste impliqué à 100% dans ce que je fais, contrairement à d’autres qui sont plus concentrés sur leur téléphone ou sur d’autres distractions.

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